lundi , 20 novembre 2017

10 chiffres sur le marché du travail québécois

L’institut de la statistique du Québec vient de publier son étude sur le marché du travail en 2012.

21,47 $
C’est le taux horaire moyen versé en 2011 à un employé québécois. Cela veut dire que la moitié des salariés gagne plus, et l’autre moitié gagne moins.

Cette rémunération horaire augmente en fonction du niveau d’éducation. Ainsi, un employé ayant un diplôme universitaire gagne, en moyenne, 28,89 $ de l’heure, ce qui est presque le double du taux d’un employé sans diplôme d’études secondaires (15,54 $).

De la même manière, le salaire croît avec l’expérience. Les employés qui occupent un poste depuis 20 ans et plus gagnent le plus (26,25 $), alors que ceux qui sont en poste depuis moins de 12 mois obtiennent le moins (16,71 $).

Enfin, d’autres catégories de travailleurs ont une rémunération supérieure à la moyenne québécoise; il s’agit des employés du secteur public (26,73 $), des employés à temps plein (22,79 $), des syndiqués (24,15 $), des employés permanents (22,04 $) ainsi que des employés du secteur des biens (22,58 $).

9,92 $
Les organisations de grande taille offrent une meilleure rémunération. Le taux horaire des employés d’établissements comptant plus de 500 employés est en moyenne de 27,70 $, toujours selon l’Annuaire. C’est 9,92 $ de plus que la rémunération horaire moyenne des travailleurs oeuvrant dans des établissements de moins de 20 employés (17,78 $).

2,70 $
Un homme gagne en moyenne 22,81 $ de l’heure, soit 2,70 $ de plus qu’une femme, indique l’Annuaire. Mais le rattrapage des femmes se poursuit, puisque l’écart entre les sexes est moins grand qu’en 2001 (2,99 $).

9,90 $
Le salaire minimum est passé au Québec de 7 $ en 2002 à 9,90 $ en 2012, selon l’étude Évolution du taux de salaire minimum au Québec et au Canada entre 2002 à 2012, de l’Institut de la Statistique du Québec. Cela équivaut à un rendement annuel composé de 3,5 %, ce qui est supérieur à l’inflation.

L’Alberta est la seule province à avoir un salaire minimum plus faible (8,80 $). C’est en Ontario et en Colombie-Britannique qu’on trouve le salaire minimum le plus élevé, soit 10,25 $.

194 200
194  200 Québécois touchent en 2011 le salaire minimum; il s’agit surtout de jeunes de 15 à 24 ans (62,4 %) et de femmes (59,8 %), indique l’Annuaire.

150 000 $
Les emplois qui permettent de toucher un revenu annuel moyen de 150 000 $ ou plus sont : médecin spécialiste et juge, selon le marché du travail au Québec : perspectives d’emploi par profession, 2012-2016, de l’Information sur le marché du travail (IMT). D’autres emplois, comme cadre supérieur, ingénieur, omnipraticien, médecin en médecine familiale, dentiste, pharmacien, avocat et propriétaire-exploitant dans le secteur des métiers, du transport et de la machinerie, rapportent en moyenne un revenu dans les 6 chiffres.

20 000 $
Les employés les plus chichement payés au Québec touchent en moyenne 20 000 $ ou moins par an.  On trouve dans cette catégorie les artistes visuels, les artisans, les coiffeurs, les barmans, les serveurs, les gardiennes d’enfants, les esthéticiennes, les caissiers, les aides de cuisine, les cordonniers, les chauffeurs de taxi, les manœuvres à la récolte et les opérateurs de machines à coudre industrielles (toujours selon l’étude de l’IMT). En fait, les emplois à faible rémunération sont fortement représentés dans les secteurs Arts et culture et Ventes et services.

Plus de 150 000 $
Il s’agit de l’écart salarial qui existe entre les emplois les mieux rémunérés et ceux les moins bien rémunérés. Sur 30 ans de vie active, ça représente quelques millions de dollars en plus ou en moins. Il y a donc encore des efforts à faire pour réduire les inégalités.

11,2 %
C’est le retard du salaire des employés de l’administration publique québécoise par rapport à celui des salariés du secteur privé, du secteur universitaire, du secteur parapublic et des administrations municipale et fédérale, selon l’étude Rémunération des salariés en 2012: État et évolution comparés, de l’Institut de la statistique du Québec. En revanche, la semaine régulière de travail de l’administration publique québécoise est de près de 36 heures, soit une heure et demie de moins que celle des autres salariés québécois.

100 %
En 2012, les salariés syndiqués de l’administration publique québécoise reçoivent des augmentations salariales inférieures à la croissance de l’inflation (IPC); c’était aussi le cas en 2011, indique la même étude de l’Institut. En fait, la proportion de salariés syndiqués recevant des augmentations salariale égales ou supérieures à la croissance de l’IPC est faible en 2012, sauf dans les secteurs privé (30,5 %) et municipal (41,6 %).

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A propos de Charles-Henry